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Graffiti Arte est un site web qui nous vient tout droit de Mexico City, une des plus grandes mégalopoles du monde et capitale de ce grand pays à l'histoire tellement graphique qu'est le Mexique. De nombreuses images ainsi que des textes en français sont proposés aux visteurs soucieux d'apprendre de la scène mexicaine.
INTRODUCTION
Extrait du site: “On vit dans une confusion qui présage le chaos, dans le noyau d’un procès de changement qu’on ne peut presque pas comprendre. Seulement les jeunes (et ceux qui les entourent) ont commencé à comprendre qu’ils sont les enfants d’un monde qui n’a pas de futur prévisible, dont les gouvernements offrent le contrôle et la terreur au lieu des moyens pour <<atteindre le bonheur>> ”. Mitchell Goodman. Au cours du dernier siècle, le monde a subi des transformations socioculturelles à une vitesse énorme, de telle façon que, tout a coup, la réalité semble ne pas avoir du sens. Certains secteurs de la société qui ont ressenti les transformations en question sont : la science, la technologie, les mass media et l’économie. Tous ces éléments ont également bouleversé la culture. Le vingtième siècle a rendu évidentes les contradictions de la modernité qui ont leur reflet dans :la guerre, la famine, la misère, la xénophobie, le génocide, la destruction écologique, la clonation, le pouvoir, la domination, etc.
Néanmoins, ça fait quelques années déjà qu’on essaie de nous vendre la notion d’un discours qui présage la fin des idéologies, la fin de l’histoire. Un discours qui nous montre le néolibéralisme comme la glorification du capitalisme dans son étape de globalisation, et comme une alternative à travers laquelle on deviendra une “ société globale ” où il n’y aura pas de famine, ni de misère, ni une mémoire historique. Au contraire, nous aurons un monde plein des possibilités et d’alternatives. À part ça, cette notion ou ce discours veulent s’imposer comme une “pensée unique” dans laquelle les idéologies antagoniques symbolisées par la chute du mur de Berlin font part du même procès.
Avec l’ouverture économique, la culture est devenue globale et les différentes cultures du monde ont trouvé le moyen de lutter et de participer à la construction d’un monde plein d’opportunités apportant des expressions socioculturelles qui tentent de reconstruire et de réapproprier le monde. Le graffiti est parmi ces expressions.
Au Mexique, les procès accélérés de modernisation et d’urbanisation –particulièrement à la ville de Mexico—pendant les vingt années précédentes, surtout dans les espaces urbains, ont fracturé les expectatives de la population. On peut dire que, d’une manière significative, la jeunesse n’a pas de futur. Ca vaut la peine de signaler que la population du monde entier a entre 15 et 29 ans (35% des habitants du Mexique). La jeunesse n’a pas la voix au chapitre en ce qui concerne la prise des décisions et elle a été exclue de l’emploi, l’éducation, la culture et l’accès a l’information et le savoir. La jeunesse est seulement prise en considération tous les 5 ans pour les élections présidentielles ou locales.
La vie sociale accélérée qui se déroule dans la ville, le chômage, l’étendue de la masse urbaine, la surpopulation, l’inefficacité des services publiques, la circulation, le manque d’eau, les ordures, la pollution visuelle, les hauts niveaux de pollution ambiante, l’insécurité, la criminalité, la distribution d’énormes quantités de drogue, etc., conforment la vie quotidienne des habitants de la ville, pour ceux qui vivent dans “la turbulente ville de Mexico”.
Du point de vue du développement social, les politiques promues par les institutions, ne font pas attention aux besoins de la population, et n’incluent pas du tout la jeunesse. L’objectif de ces institutions est de: limiter la liberté des individus par les normes. On parle de la régulation de la “conduite sociale”, qui en même temps que la répression morale et physique, s’exerce par l’intermédiaire de la conscience collective. (Durkheim) * Le discours officiel ne fait que stigmatiser les jeunes.
En plus, nous sommes face à la violence qui a lieu dans les rues, ainsi qu’à celle qui nous arrive par les mass media. C’est pour ça que les jeunes sont menacés par des implications morales et sociales qui, à leur tour, forment des images et des directrices qui affaiblissent les procès d’interaction sociale entre la jeunesse et la société.
La favorisation de la culture n’a pas été contemplée comme un moyen pour arriver à une identité nationale. Au contraire, la culture est seulement digérée et matérialisée comme une marchandise dont le seul but est de transformer les individus en objets, et de les rendre conscients des media par la création d’une “identité instantanée”. Pour s’opposer au procès précédent, les organisations civiles ont construit des espaces culturels alternatifs comme des voies pour stimuler et faire connaître la culture populaire. Dans ces espaces, la culture s’exerce et se pense d’une façon différente à celle qui tient place dans les espaces des institutions appartenant au circuit officiel. Ces endroits alternatifs consolident les projets construits par les jeunes eux-mêmes, qui sont fondés symboliquement dans la vision et la reconstruction d’une réalité imminente.
La jeunesse en tant que “l’avenir du pays” est seulement estimée comme un secteur qui traverse un procès de transition. Il existe une différence entre les programmes pour la jeunesse établis par les autorités locales et fédérales, spécialement à cause de méthodes de mise au point et d’intervention. Par exemple, à ce sujet, à la ville de Mexico, les Municipalités ont invité les artistes du graffiti pour “ avancer ” le graffiti ou la liberté d’expression. Les autorités ont essayé “d’impulser” le graffiti sans des connaissances préalables sur l’essentiel de cette activité, son origine et les raisons d’être de cette modalité artistique. Vraiment, on n’a pas d’information sur le graffiti, et même si c’est sûr qu’il y a un manque d’espace, le fait de donner quelques murs aux artistes ne veut pas dire que le problème de la “destruction du mobilier urbain” a été résout (si on tient compte de que ceci a été la vraie raison pour les concours de graffiti.) Ce qui est vraiment important pour les autorités est d’éviter les dégât subis par la propriété privée.
* Ce concept vient de celui développé par Emile Durkheim dans son livre “ La Division du Travail Social ”. Volume 1. Planeta – De Agostini Editeurs. 1994, Espagne. Le développement du mot est basé dans la solidarité mécanique ou dans les similitudes existantes. La conscience collective est “ l’ensemble de croyances et sentiments que les membres d’une société ont en commun, et elles constituent un système spécifique ayant une vie indépendante ”.
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