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Dans l’univers du graff, en France, mais aussi à Copenhague et Amsterdam, au Japon où à New-York, la ville rose fait référence. Avec une identité forte et une technique reconnue, les writers toulousains cultivent également un état d’esprit basé sur le respect et la solidarité, la dérision aussi.
L’histoire commence dans les années 80. Truskool apprend à connaître le graffiti à travers le skate ou le hip-hop. A l’époque, ses membres peignent chacun de leur côté et d’expériences diverses en nouvelles rencontres et comprennent vite que leurs existences étaient basées sur cet art nouveau.
Ceet, Der et Tilt , les 3 mousquetaires de la Truskool ont choisi de s’exprimer au coeur de la ville, de créer dans la rue pour être en contact direct avec la vie et, bien sûr, accessible au plus grand nombre. Un choix difficile : la discipline reste exposée et les graffeurs, considérés comme les vandales, prennent toujours des risques importants. Sollicités dans plusieurs villes françaises pour des missions d’apprentissage au graffiti, invités dans des galeries parisiennes et au centre d’art contemporain viennois, ils sont pourtant effacés et leurs commandes officielles subissent le même sort, la Mairie de Toulouse ayant décidé d’éradiquer le graffiti. Peu importe, leur passion et leur investissement, associés à un talent certain et à un style identifiable, leur ont ouvert des portes. Au cours d’un séjour à New-york, en 97, Ceet et Tilt participent ainsi à la réalisation d’une fresque surdimensionnée dans le Bronx, sur le théme de Halloween. 250 métres de mur et 37 writers parmi les plus prestigieux, dans la ville originelle du graff. Une véritable consécration ! Et une éxpérience unique qui leur a permis d’avancer et de faire progresser la scéne toulousaine. Car pour eux, la meilleure école reste le terrain et l’échange avec des artistes d’horizons différents, développant d’autres styles. La Truskool excelle dans les fresques grands formats, exercice qui demande une importante préparation et sucite quelques prises de tête... mais qui reste avant tout une oeuvre collective, où chacun s’exprime en fonction de sa spécialité. Aujourd’hui, le crew monté en association, leur permet de vivre de leur passion avec toujours cette volonté de partage. Même si le mur reste leur surface de prédilection, ils se plaisent à exposer et à décliner le graff sur de nouveaux supports comme la presse magazine, les stickers, les logos, les toiles et, depuis peu, les tee-shirts, avec la creation de leur marque de vêtements.
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