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Dare (TWS | S2R | RDM) Origine: Suisse Vers la fin des années 80, Dare débute une tournée couronnée de succès à travers la scène graffiti européenne. Il va alors réaliser de nombreuses publications dans différents magazines spécialisés dans le graffiti. Son nom acquiert une certaine notoriété et il devient rapidement l’un des graffeurs des années 1990 ayant connu le plus de succès. C’est au début de celles-ci qu’il commence à vivre de ses expositions pour continuer encore aujourd’hui. Bien qu’il n’ait jamais renié sa relation avec la tradition murale, Dare surprend par un style largement expérimental. Il se distingue notamment par la liberté qu’il utilise dans la construction de ses lettrages. Il a travaillé dans plusieurs pays : UK, Danemark, Suède, Allemagne, Italie, Espagne, Pologne, France, Etats-Unis… On a pu le voir, ces derniers temps, dans plusieurs expositions: “World Spray 2003” (Milano, 2003), “Nitty Gritty” (Stockholm, 2004), “Living and leaving the streets” (Kulturmarkt - Zürich, 2005)... |
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Chile (DGF-LCP) Origine : France Chile est originaire de la région Est de la France. Davantage porté sur les lettrages et la calligraphie, il s'essaye de temps à autre à la réalisation de personnages. En 1996 il crée le DGF (Don't Give a Fuck!) avec Noïse "Shaker" (MACIA), suivis de Babylon Fucker et Abser en 1998. Il retourne au Chili quelques années plus tard et rejoint le groupe LCP (Los Crueles Pintores), groupe spécialisé dans le vandal (Micros, throw ups...). |
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Rétrospective des cinq ans de Kosmopolite
Il y a cinq ans déjà, le festival Kosmopolite s’est installé à Bagnolet avec le soutien de la mairie. Cinq ans de passion et de travail commun pour permettre à des artistes du monde entier de se retrouver et de vivre leur art en toute authenticité. Cinq ans que cette manifestation ne cesse de s’enrichir d’influences et de rencontres diverses et variées pour redonner des couleurs aux murs de la ville. Certes, sur le chemin de la reconnaissance les obstacles ont été nombreux: conflits de positionnement, aspirations artistiques divergentes, stigmatisation de la pratique… Finalement, ces difficultés ont conforté le festival dans son combat pour l’art urbain. Reconnu aujourd’hui par les pionniers du graffiti et par les institutions publiques, Kosmopolite a acquis une certaine renommée et compte bien s’inscrire sur le long terme dans le paysage culturel français. De la première édition (lancement du festival en 2002) à la cinquième, en 2006 (jumelage avec le Harlem Hall of Fame et thématique du symbole), le festival a développé des programmations très diversifiées telles que « Graffiti du Nord au Sud » (2003), « Les femmes dans le graffiti » (2004) ou encore « Graphisme et graffiti » (2005). En cinq ans, Bagnolet a vu défiler des artistes aussi talentueux qu’El Mac, Lady Pink, le 123 Klan, Speedy Graphito, TKid, Cope 2, Hondo, Mosko et Associés, le Tatscru, Banga et Kay, les FC, Lokiss, Popof, Popay, Daze, Wayne, Fafi, Missil et Yz, Xtra Largos, 12Douze, Bates, Great, le 9è Concept, Abdel Rahman Katamani… et bien d’autres encore. Le résultat est là : un public toujours plus nombreux, des activités de plus en plus originales et un désir intact de promouvoir les différentes formes expressives de l’art pictural urbain. Lors de l’édition 2005, on se souvient d’évènements très particuliers comme la projection du documentaire inédit de Rita Fecher et Henry Chalfant « Flying Cut Sleeves » (Cin’Hoche), l’exposition Kosmokomix qui a réunit les univers du graffiti et de la bande dessinée à la médiathèque de Bagnolet, sans oublier l’évènement phare du festival, la réalisation en public d’une fresque de 400m2 par une quarantaine d’artistes invités. Autant de propositions audacieuses qui ont marqué les esprits et confirment la place de Kosmopolite comme un évènement incontournable de la culture graphique urbaine. Chaque année ce sont, en moyenne, plus de 4 000 personnes, initiées ou non, qui viennent apprécier les programmations successives du festival. Cet évènement pose de manière plus générale la question de la politique culturelle menée en banlieue et interroge le rôle de la culture dans son rapport avec les populations et les territoires. En tant qu’exemple particulièrement positif, Kosmopolite souligne que la transversalité dans l’organisation (mairie et association) et le caractère ponctuel de l’évènement sont des éléments porteurs en terme d’action culturelle. De plus, les arts urbains, qui se développent principalement dans la rue et non dans les circuits artistiques traditionnels, questionnent la fonction de l’art dans l’espace public. En s’infiltrant dans l’environnement urbain, s’affirme une dimension politique et démocratique non négligeable.
Cinq ans donc, que Kosmopolite propose, surprend, dérange, interpelle, fascine. Cinq ans que le festival compose avec son temps et joue avec la réalité pour mieux la questionner. Cinq ans de défis artistiques, cinq ans…
Et pourquoi pas plus...?
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Le Harlem Hall of Fame est un évènement des plus anciens dans le milieu de l’art mural. Créé par Sting Ray en 1980 dans le Harlem espagnol, il fête cette année son 27ème anniversaire. L’exposition Hall of Fame - All Stars présente des toiles, des photos et des vidéos de la scène graffiti new-yorkaise. A travers elle, il s’agit de rendre hommage à l’initiative qui a inspiré le festival Kosmopolite. A cette occasion, les crews TNB (T-Kid), TATS (Bio et BG 183), KD (Cope 2), COD (Wane), TC5 (Doc), FC (Dash et West) et TDS (Part), représentatifs du graffiti old school américain et particulièrement reconnus dans la discipline, exposent des œuvres inédites en France. Les toiles sont accompagnées de photographies d’Henry Chalfant (photographe dont les clichés constituent un fond documentaire des plus riches sur le début du graffiti à New York) et de vidéos prises lors des différentes éditions du Harlem Hall of Fame. Les œuvres exposées sont l’occasion de voyager dans l’histoire du mouvement, en retraçant ses débuts et son évolution. Lettrages énigmatiques, couleurs acidulées et personnages de bandes dessinées cohabitent le temps d’une immersion totale dans l’univers du graffiti. Une exposition rare qui invite à la découverte de styles authentiques et d’artistes passionnés. |
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